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Attegia et les vierges d'Athis-Mons
--> Camille Lambert, les Roses-Croix, Edouard Saby
Il y a donc deux statues de vierges miraculées à Athis-Mons, celle de l’église et celle du « Clos Dagobert ». Mais c’est incontestablement celle du clos Dagobert qui fera le plus parler d’elle. L’abbé Emile B., alors curé doyen de Juvisy-sur-Orge, en fait une remarquable description publiée dans la Croix de Seine-et-Oise (Hebdomadaire d'Information et d'Action Catholique, 11° 843) du dimanche 25 avril 1948 :


« Alors que nous évoquions les heures angoissantes du bombardement qui avait anéanti la moitié d'une cité banlieusarde, le bon et dévoué curé (d'Athis-Mons) me raconta la foi inébranlable, toute empreinte de mysticisme d'un de ses paroissiens qui avait confié sa maison, ses enfants et ses petits-enfants à la Sainte Vierge.


« Nous allâmes lui faire visite et je me trouvai en présence d'un brave et excellent homme, au regard franc et qui n'avait, certes, rien d'un mystique, bien au contraire...


« — Il paraît, lui dis-je, que vous avez été providentiellement protégé du­rant les bombardements (Le bruit a couru que « les maisons des environs furent démolies à l'exception de celle de M. D.». Ce qui est faux : aucune maison n'a été touchée dans ce quartier.)



« Le boucher — c'était son métier — gardant son air jovial, nous fit part de sa confiance totale en la Sainte Vierge. Il nous dit cela le plus simplement du monde, comme autrefois le centurion de l'Evangile que Jésus fé­licita, ou la chananéenne qui insistait près du Sauveur.


« Puis il nous invita à venir voir une statue de la Vierge qu'il fil sculpter dans un bloc de pierre par un véritable artiste et qu'il plaça au fond de son jardin limitrophe d'un grand champ d'aviation...


« Nous approchons de la statue qui m'apparut assez originale: Une Vierge, jeune, vêtue à l'orientale, assise sur un tabouret de même style. L'Enfant Jésus était couché, à la façon très naturelle des tout petits, sûr les genoux de sa mère.


« Ce n'était pas une sedes sapientiæ classique avec Jésus assis en majesté, comme sur un trône. Marie était là dans l'attitude de toutes les mamans de la terre. Son divin Enfant étendu sur ses genoux, elle semblait devenue, en cet ensemble pieux, comme l'autel vivant de l'Incarnation. Les mains jointes, en effet, la tête inclinée vers son divin Fils, la Vierge adorait, comme le font les prêtres à la Messe après la Consécration.


« Sur le socle, on avait gravé en lettres d'or: « Notre-Dame de la Maternité, Patronne des mères de France, Reine des mères de l'univers


La niche où se trouvait la statue avait l'aspect d'une coupole de verre et au-dessus de la Vierge, sur ce vitrail de forme si originale, une colombe déployait ses ailes, symbolisant l'Esprit-Saint couvrant le tout de son ombre divinement lumineuse.


— Matin et soir, me dit l'homme à la foi sans nuage, si confiant en Marie, matin et soir je viens faire ma prière à la Vierge dans ce jardin fleuri.


Et quelle touchante prière:


Reine de toutes les fleurs, à toi je m'adresse. Vers toi je penche mon cœur. Vers toi s'envole ma pensée la plus belle. Reçois-la. Accepte le don de tout le meilleur de moi-même. O Marie très charitable, ton enfant se prosterne à tes pieds et demande que ta main douce et parfumée sur ma tête s'attarde pour la Paix. Que l'Amour soit en mon esprit; Que mon cœur soit tout plein de vous. O Mère de tous les enfants célestes, je te promets que la charité sera mon souci envers tous les plus petits que moi, pour mériter ton sourire et la douceur de vivre un jour dans ton auréole de lumière. Reine du monde, Reine des fleurs, Reine céleste, je te salue pour ta beauté, pour ton amour, pour ta divine maternité (6).


Et encore:


Je viens à vous, bonne Mère, plein d'espoir et de confiance. Je vous en supplie, faites refleurir la Joie de mon cœur en l'obtenant de votre Fils bien-aimé. Qu'il permette que le rayon de soleil qu'il nous a accordé la grâce de faire luire dans nos vies, brille à nouveau de tout son éclat en nos âmes...


« A ces accents pieux, jaillis d'un cœur sincère et droit, je ne m'étonnais plus de la protection de Dieu... »

Camille Lambert et le médium Edouard Saby

Les années passent, l’affaire de la vierge de Mme D. prend de l’ampleur dans une campagne savamment orchestrée de l’extérieur par certains occultistes et groupements ésotériques. L’un des promoteurs de la Vierge d’Athis-Mons est le médium Edouard Saby. Quel rôle ce médium a t-il exactement joué ? Croyait-il sincèrement à la véracité de l’apparition ? On ne peut répondre mais il faut mentionner le témoignage de M. Camille Lambert qui assista à une soirée commémorative consacrée au célèbre occultiste Papus organisée par Edouard Saby (auteur du livre "Le tyran nazi et les forces occultes" aux édition de "L'Ecole addéiste" 1945)
le 29 octobre 1950 à la salle Géographie de Paris.


Camille Lambert est un artiste peintre d'origine belge ayant habité Juvisy de 1919 à 1964, date de sa mort. Sa peinture oscillait entre postimpressionnisme et naturalisme mais était surtout très influencée par les grandes heures du Symbolisme. On lui doit notamment, en 1939, la réalisation de fresques en dans l’église Notre-Dame de Lourdes du val d’Athis-Mons. Ces fresques représentaient les quinze mystères du rosaire. Camille Lambert pris pour modèle les personnalités locales d’Athis-Mons et de Juvisy. Ces fresques furent détruites avec l’église par le bombardement du 18 avril 1944. Il réalisa également des fresques représentant les douze signe zodiacaux pour l’association ésotérique dont il était membre, « The Rosicrucian Fellowship ».


NOTE :


Papus : Gérard Encausse, dit Papus, était un brillant médecin français, né en Espagne, et un prodigieux vulgarisateur de l'occultisme que certains ont baptisé « le Balzac de l’occultisme » à cause des deux cent soixante livres qu’il a écrits.


Camille Lambert est un artiste peintre d'origine belge ayant habité Juvisy de 1919 à 1964, date de sa mort. Sa peinture oscillait entre postimpressionnisme et naturalisme mais était surtout très influencée par les grandes heures du Symbolisme. On lui doit notamment, en 1939, la réalisation de fresques en dans l’église Notre-Dame de Lourdes du val d’Athis-Mons. Ces fresques représentaient les quinze mystères du rosaire. Camille Lambert pris pour modèle les personnalités locales d’Athis-Mons et de Juvisy. Ces fresques furent détruites avec l’église par le bombardement du 18 avril 1944. Il réalisa également des fresques représentant les douze signe zodiacaux pour l’association ésotérique dont il était membre, The Rosicrucian Fellowship

(NOTE :


Rose-Croix


La Rose-croix est avec la franc-maçonnerie l’ordre ésotérique d’inspiration chrétienne le plus connu. En fait, par delà sa philosophe, la Rose-Croix est un exemple génial de « marketing politique ». Des esprits éclairés, visant à affirmer des idéaux démocratiques, scientifiques, philosophiques, ont voulu frapper les imaginaires en jouant sur les superstitions qui avaient cours au 17ème siècle pour mieux faire passer leurs idées. Ils l’ont fait de manière anonyme, pour étoffer le mystère, et pour échapper aux jougs des monarchies et de la toute puissante église. Autant dire que leur invention leur a échappé. Elle est devenu un mythe animé d’une vie propre.


C'est donc en 1614 et en 1615 que la fraternité de la Rose-Croix manifesta publiquement son existence par trois petits ouvrages anonymes :

La Fama Fraternitatis Roseae Cruci, en 1614, La Fama relatait la fondation de l'Ordre par un personnage fictif et symbolique, Christian Rosenkreutz (désigné par les initiales C. R. C.), initié par des sages musulmans au cours d'un voyage en Orient; on y trouvait aussi le récit de la découverte du tombeau du fondateur, dans lequel les disciples avaient trouvé, outre le corps du Maître tenant dans sa main un Livre symbolique écrit sur parchemin, toutes sortes d'objets rituels. L’Eglise est dénoncé, la connaissance universelle exaltée, une évolution monarchique plus « démocratique » souhaitée. Le 2ème livre, Confessio Fraternitatis, est écrit en latin. Le 3ème manifeste, Les Noces Chimiques de Christian Rosenkreutz, paraît en allemand en 1616


Le mouvement des Frères de la Rose-Croix prit d’abord son essor dans sa patrie d’origine (l’Allemagne) puis essaima dans toute l’Europe. Le mystère s’épaissit lorsqu’ en 1622, les Parisiens découvrent sur leurs mûrs des affiches ainsi libellées : « Nous, députés du collège principal des Frères e la Rose-Croix, faisons séjour visible et invisible dans cette ville, par la grâce du Très-Haut vers lequel se tourne le cœur des Justes. Nous montrons et enseignons sans livres ni marques à parler toutes sortes de langues des pays où nous voulons êtres, pour tirer les hommes, nos semblables, d’erreur de mort. »

Bientôt, partout en Europe, beaucoup de grands philosophes se disent rosicruciens sans s’affirmer rose-croix. Les Rose-croix n’ont jamais existé.


Des organisations modernes affirment cependant, en toute sincérité, prolonger le mouvement, la Rose-Croix dite originelle. En voici quelques exemples :


-The Rosicrucian Fellowship est une des nombreuses organisations Rose-Croix du XXème siècle. Elle se définit elle-même comme « composée d'hommes et de femmes qui étudient la Philosophie Rosicrucienne telle qu'elle est présentée dans la Cosmogonie des Rose-Croix. Cette philosophie est connue en tant qu'Enseignement de la Sagesse Occidentale et donne des conceptions profondes des Mystères Chrétiens; elle établit un terrain de rencontre de la science et de la religion. Ses étudiants sont dispersés de par le monde, mais le Siège International se trouve à Oceanside, California, USA.The Rosicrucian Fellowship n'entretient de relation avec aucune autre organisation. Elle a été créée durant la période été-automne 1909, après une série de conférences données à Seattle par Max Heindel. Un Centre d'Etude fut formé et le Siège Directeur fut temporairement établi dans cette ville. Des dispositions furent également prises pour imprimer la Cosmogonie des Rose-Croix. Avec la publication de cet ouvrage par The Rosicrucian Fellowship, celle-ci avait définitivement pris son essor. Auparavant, des Centres d'Etude avaient été formés à Colombus (Ohio), Yakima Nord et Washington. Ceux-ci, avec le Centre de Seattle, ont constitué les débuts matériels de The Rosicrucian Fellowship en 1909.


- L'Ordre Ancien et Mystique de la Rose-Croix de Spencer Lewis (A. M. O. R. C.) dont la philosophie manque quelque peu de profondeur bien que Spencer Lewis ait probablement été initié à quelques secrets dans le sud de la France (on notera que certains ont pointé les dérives sectaires de certains anciens dirigeants de l’A.M.O.R.C., les accusant d’avoir trempé dans des affaires politico-mafieuses en « Françafrique » et leurs liens douteux avec le sinistre Ordre du Temple Solaire, O.T.S. ).


-l' Ordre kabbalistique de la Rose-Croix de S. de Guaïta.


-la Rose-Croix catholique de Péladan.


-La Rosicrucian Fellowship de Max Heindel



Ce sont les organisations modernes les plus connues. Notons aussi les liens directs entre la tradition rosicrucienne et le Martinisme, réorganisé à la fin du 19ème siècle par « Papus» (Gérard Encausse).


Bien entendu, il existe des centaines d’autres organisations plus petites ou moins actives et qui ne sont pas dans la logique de pouvoir des grandes organisations, dont l’argent pervertit généralement la fonction (et enrichi leurs dirigeants).

Par exemple, « Le Cénacle de la Rose-Croix », minuscule mais intègre dissidence de l’A.M.O.R.C. basé actuellement à Limoges, semble être lucide sur la réalité de la Rose-Croix originelle, à savoir une utopie chrétienne inventée en 1614 par un cénacle de jeunes luthériens allemands éclairés vivant à Turbigen et dont par l’initiateur a été Johann Valetin Andrea. Ce dernier, devant l’hystérie mystique qu’il déclencha anonymement dans toute l’Europe, dû s’engager publiquement quelques années plus tard contre cette Rose-Croix qu’il avait inventée et qui lui avait échappé. La Rose-Croix se voulait être la description métaphorique d’une société chrétienne moderne inventée par des jeunes idéalistes, elle s’est transformée en un gigantesque mystification dont chaque mouvance ésotérique s’est par la suite emparée pour s’inventer une légitimité, à commencer par la Franc-Maçonnerie. Et cela continue aujourd’hui encore : on entend souvent dire que la Rose-Croix a joué un rôle important dans la franc-maçonnerie, bien qu’ il est clairement établi que la Rose-Croix est un mythe (lire à ce sujet l’incontournable essai de Paul Arnold, préfacé par Umberto Eco : « Histoire des Rose-Croix et les origines et la Franc-Maçonnerie ») :

Or certaines obédiences Franc-maçonnes continuent de s’inventer des filiations historiques pour légitimer leurs origines aux temps les plus reculés, se revendiquant par exemple comme une survivance de l’Ordre des templiers, les Rose-Croix étant bien entendu le chaînons manquant entre templiers et francs-maçons (sic !).


Que peut-on penser de ces mouvements philosophiques qui ont besoin de fabuler pour exister comme une bande de gamins en mal d’aventure? Les sociétés secrètes sont aujourd’hui des espaces de jeux pour notables en mal de sensations et d’appartenance, voire des joujous spirituels pour les élites de la planète, ce sont les sectes de l’hyper-bourgeoisie. Une partie de la Franc-Maçonnerie est même accusée d’avoir dégénérée en réseau d’influence par et pour les affairistes (c.f. Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre dans leur livre « les frères invisibles »). Ces réseaux d’influence sont par ailleurs souvent instrumentalisés par les services secrets des grandes puissances pour gagner des batailles politiques et économiques comme c’est le cas d’ailleurs avec toute structure influente sur le plan de la pensée. On pense évidemment ici à l’infiltration achevée et réussie des loges maçonniques françaises par les agents d’influence anglo-saxons pour diffuser la pensée néolibérale dans l’ensemble de la société française, ou tout simplement à des fins de renseignement économique (c.f. le soutien d’un grand-maître franc-maçon aux dirigeants du quotidien le Monde attaqués par le livre de Pierre Péan « La face caché du monde ») . Un autre versant de cette guerre de l’ombre est la bataille que se livrent une puissante et très dangereuse secte-multinationale américaine et des réseaux maçonniques mafieux français dont la secte américaine connaît et dévoile tous les (réels) nauséabonds petits secrets afin de mieux prendre place en Europe pour le compte des intérêts américains. FIN DE NOTE)


Etant rosicruciens, Camille Lambert fréquentait assidûment les salons ésotériques Rose-Croix parisiens. Dans les archives américaines de son ordre, la Rosicrucian Fellowship, on peut trouver une lettre où Camille Lambert fait mention d’une discussion qu’il aurait eu avec Edouard Saby au cours de la soirée hommage à Papus d’octobre 1950. Edouard Saby lui aurait confié ce soir là qu’ « une pseudo société secrète du côté de la Haute-Savoie tente d’habiller des faits divers grotesques en faits miraculeux dans le but de manipuler les opinions publiques à des fins politiques. La Vierge Miraculeuse d’Athis-Mons en est un exemple. Cette histoire de vierge de banlieue est une répétition générale qu il nous faut absolument ridiculiser… ».


Une campagne de presse savamment orchestrée


A quoi fait allusion Edouard Saby ? Mystères. On observa quelques tentatives dans les milieux occultistes pour faire le lien avec l’affaire de Rennes-le Château en soulignant l’analogie entre le « CLOS DAGOBERT » où est apparue la Vierge d’Athis-Mons et le message secret que trouva l’abbé Saunière à Rennes-le-Château (« A DAGOBERT II ROI ET A SION EST CE TRESOR ET IL EST LA MORT »), mais dans quel but ?


Mais laissons aux fanatiques de la pensée analogique ruminer leurs élucubrations pour nous poser la question des intentions exactes de Edouard Saby dans les évènements d’Athis-Mons. On l’a vu, il aurait prétendu vouloir ridiculiser la Vierge Miraculeuse d’Athis-Mons, mais dans les faits il a agit en fervent défenseur de la cause de Mme D., écrivant même un livre sur la vierge d’Athis-Mons. Mais peut-être que le ridicule de l’histoire tel qu’il nous apparaît avec le recul était-il vraiment le but recherché ? Bien que tortueuse, cette interprétation reste plausible : en mettant tant d’énergie à vouloir faire d’Athis-Mons une nouvelle Lourdes, M. Saby a peut-être justement tenté de discréditer l’affaire en n’évoquant que ses aspects les plus grossiers et naïfs, occultant ainsi d’autres faits plus étranges (l’homme en noir mort dans l’église, les différentes apparitions, etc.) et ainsi éviter qu’elles ne servent d’autres intérêts. Mais ce ne sont là que des conjectures invérifiables et qu’il faudrait étayer par des preuves que nous ne possédons pas.


Quoiqu’il en soit, Saby a réellement tout fait pour faire avaler au public que les visions de Mme D. allaient se réaliser.


En effet, avant de mourir, les « voix » de Mme D. lui avaient promis (avant qu’elle meure en 1943) que de nombreuses guérisons seraient obtenues au contact de la statue. Et… « le premier miracle se produisit, instantané, imprévisible, sur une petite fille — Cécile B., demeurant 37, rue Paul-Gavaré à Rosny-sous-Bois —, à Laquelle on devait faire des hanches d'argent, et qui fut guérie pour avoir été conduite auprès de la source de toutes les grâces écrira Edouard Saby dans son La Vierge miraculeuse d'Athis-Mons (Paris, éditions Jean Vitiano, 1951).
Dès lors, toujours d’après le médium, « les grâces se multiplient, des vœux sont exaucés, des malades guéris, des cœurs comblés... Car, si depuis quelques mois des foules sans cesse plus nombreuses montent jusqu'à ce haut lieu comme à un pèlerinage, c'est qu'il irradie de cette figuration de l'Amour des effluves d'une telle puis­sance que quiconque s'en approche en est imprégné, encouragé, soutenu, soulagé ou guéri ».


Très vite, la presse nationale s’intéresse au phénomène au cours de l'été et de l'automne 1950, et diffusa l'étonnante nouvelle à travers le monde, insistant particulièrement sur le fait que, peu de temps avant la mort de Mme D., l'Apparition lui avait prédit qu'une « source miraculeuse » jaillirait à côté de la statue.


France-Dimanche lui a consacré le 5 août 1950 sous le titre «Le Boucher d'Athis-Mons: mon jardin sera un nouveau Lourdes»:

« L'an dernier, une nappe d'eau souterraine avait été décelée dans le fond du jardin de M. D.;, à trois mètres de profondeur. Mystérieusement, l'eau s'est mise à monter vers la surface, vers la lumière. Aujourd'hui, elle n'est plus qu'à 1 m. 50 du socle de la Vierge. Un jour viendra, où elle coulera à flots.


« Un jour viendra peut-être où des incurables se plongeront dans cette source, au milieu des prières des fidèles, devant les béquilles et les voilures de paraly­tiques laissées en ex-voto par les miraculés...


« La réputation de Notre-Dame de la Maternité commence à se, répandre. Les journaux n'en ont encore guère parlé, mais tous ceux qui souffrent repren­nent espoir et se rendent à Athis-Mons. Ils disent les prières dictées à, la vision­naire. Ils voient dans l'eau dont le niveau continue mystérieusement à monter la justification de leur foi et attendent sans impatience, le jour où elle viendra baigner leurs plaies et leurs douleurs, justifiant leur immense espérance.»

Mais l’eau ne coula pas autant que les bonnes paroles.



Monsieur le Curé ne croit pas en la Vierge d’Athis-Mons dénonce le médium Edouard Saby



Dans Le Républicain du 25 août 1950, le journaliste Marius B. écrivait en ces termes que M. le Curé d'Athis-Mons « n'y croyait pas »:

« Seul (ou à peu près) de toute la région, l'abbé L., qui devrait se trouver pourtant parmi les principaux intéressés, manifeste à l'égard des appari­tions du « Clos Dagobert » un certain scepticisme, bien qu'il tienne M. D. pour un excellent paroissien. Il attend avec sérénité les résultats de l'enquête (de l'Evêché); mais, dès maintenant, il tient M. SABY — il s'agit du célèbre médium Edouard Saby — pour l'instigateur de l'affaire. Même le jaillissement de la source, impatiemment attendu par M. D. ne lui paraîtrait pas plus probant. C'est que l'abbé L. est un disciple de Saint Thomas: se trouvant à Baurain au moment des apparitions, il continue de croire à une «intention hôtelière» malgré l'avis favorable de l'épiscopat, devant lequel il s'est néanmoins incliné... »


Une semaine plus tard, dans Le Républicain, n° 309 du 1er septembre 1950, M. l'abbé L. répondit par cette mise au point :


« En réalité, personne ne peut affirmer si j'y crois ou si je n'y crois pas. Je n'ai encore, en effet, sur cette affaire aucune opinion arrêtée. Je me contente de voir et d'écouter. J'attends. »


Concernant les « guérisons miraculeuses », l’abbé L. dit: « Pour l'instant, personne ne peut en citer une seule qui soit authentiquement reconnue. Chacun sait qu'en ce domaine l'église est d'une extrême prudence. Cela dit, l'on comprendra aisément pourquoi de mon côté je me maintiens dans une prudente réserve, réserve que volontiers certains reportages traduisent par « scepticisme » ou « incrédulité », tandis que d'autres avanceront non moins volontiers et tout aussi témérairement que je n'hésite pas à envoyer des « clients » au « Clos Dagobert».

L’Eglise interdit le culte de la vierge d’Athis-Mons

Le 19 décembre 1950, le Conseil de Vigilance de l'Evêché de Versailles se réunie « pour étudier les faits qui se seraient déroulés à Athis-Mons dans la pro­priété de M. D., au sujet d'une statue, dite de Notre-Dame de la Maternité qui s'y trouve érigée ». Le Conseil conclut que, « les origines et les entours de cette affaire étant indéniablement mêlés d'éléments spirites, Son Excellence Monseigneur l'Evêque de Versailles interdit formellement à tous les catholiques une participation quelconque au culte de cette statue et à toutes manifestations organisées en sa faveur (extrait de La Croix de Seine-et-Oise, décembre 1950). »

Malgré tout, per­suadés que leur propriété donnerait un jour naissance à une véritable métropole de la Foi, M.. D. et « quelques hommes de bonne volonté », déci­dèrent « de se constituer en Comité afin de donner à cette Œuvre de foi et d'hu­manité les moyens nécessaires à son rayonnement ». Les buts du Comité d'Action sont expliqués dans une brochure vendu aux « pèlerins ».

C'est ainsi que naquit le Foyer Spirituel d'Athis-Mons qui fut inauguré le 6 janvier 1951 « sous la clarté d'un ciel aimable et les feux conjugués de la télé­vision et du cinéma, en présence de croyants sincères, de presque toutes les reli­gions, et de sceptiques convaincus, de presque toutes les écoles (Le Républicain, janvier 1951.).» Au cours de cette réunion, M. Edouard Saby, président du Foyer, et M.D. firent un ex­posé. Des miraculés, dont la petite B., vinrent ensuite apporter leur témoignage.


Inutile de préciser que l’aventure de la Vierge Miraculée tomba d’elle-même dans l’indifférence, tout comme ses causes et origines avaient été oubliées. Il y avait eu le Grand Veneur et sa Vierge, une simple légende, une rumeur, provenant sans doute d’un vieux reste de légendes celtiques que véhicule encore l’inconscient collectif de notre civilisation occidentale. Et puis il y a ce mystérieux mort dans l’église habillé comme le Grand Veneur, tué dans le bombardement de 1944. Et puis il y a les hallucinations de Mme D. Et enfin il y a eu des manipulations bien « rationnelles » du médium Saby et dont l’étude reste encore à faire pour démêler le vrai du faux.


Mais, à présent, il nous faut préciser cependant, par souci d’honnêteté, qu’on ne peut aucunement prétendre apporter d’explications définitives aux échos que trouvèrent ses faits et ses légendes dans un futur qui n’allait pas tarder à devenir notre présent à nous, en moins de temps qu’il ne nous faut pour l’écrire …
Ecrit par Tessa, le Vendredi 17 Septembre 2004, 17:46 dans la rubrique Actualités.

Commentaires :

Anonyme
10-11-06 à 22:52

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Les mystères d'Athis-Mons (8) - Carnets de Voyage à Athis-Mons : "En repensant à la Vierge Miraculeuse, je me suis soudain demandé si Tessa n'était pas la troisième Vierge Miraculeuse d'Athis-Mons quand j'ai relu son texte sur les vierges athègiennes. Mon attention s'est portée sur cette courte bio du peintre Camille Lambert :Camille Lambert est un artiste peintre d'origine belge ayant habité Juvisy de 1919 à 1964, date de sa mort. Sa peinture oscillait entre postimpressionnisme et naturalisme mais était surtout trè" rel="nofollow"

 
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17-04-08 à 17:36

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Le Tessa Quayle Code Carnets de Voyage à Athis-Mons : "En repensant à la Vierge Miraculeuse, je me suis soudain demandé si Tessa n'était pas la troisième Vierge Miraculeuse d'Athis-Mons quand j'ai relu son texte sur les vierges athègiennes. Mon attention s'est portée sur cette courte bio du peintre Camille Lambert :Camille Lambert est un artiste peintre d'origine belge ayant habité Juvisy de 1919 à 1964, date de sa mort. Sa peinture oscillait entre postimpressionnisme et naturalisme mais était surtout tr&e"

 
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08-04-09 à 19:32

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19-07-20 à 20:44

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